lundi 18 mai 2009

L'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS): AVIS DE VACANCE DE POSTE N° 42

Les qualifications mentionnées dans le présent avis constituent le minimum
requis pour prétendre à ce poste.

Les éventuels candidats ne possédant pas ce niveau ne seront pas pris en
compte.

L'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) recherche des candidats
qualifiés et compétents pour occuper le poste de:

Titre: Professionnel chargé des Médicaments Essentiels
Grade: P 4 / 1
Département: Département des Soins de Santé Primaires et Contrôle des
Maladies
Lieu d’Affectation/pays: Bobo-Dioulasso, Burkina Faso
Résumé du Poste:
Sous la supervision de la Directrice des Soins de Santé Primaires et
Contrôle des Maladies, le titulaire devra prodiguer des conseils pratiques
et apporter son appui technique pour l'élaboration de programmes et la
mise en œuvre d’activités dans le cadre du Programme Médicaments et
Vaccins de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé.

Description des principales fonctions et responsabilités:
Le titulaire du poste devra:

1) Appuyer les Pays membres de la CEDEAO dans l’élaboration ou la révision
de leurs politiques nationales en matière de Médicaments et de Vaccins et
faire le suivi de leur impact en mettant l'accent sur l'accès équitable
aux médicaments essentiels et aux vaccins;
2) Coordonner le processus ouest africain d’harmonisation de la
réglementation des médicaments;
3) Apporter un appui pour le renforcement des capacités des systèmes de
réglementation des médicaments et de l’assurance qualité des pays membres
de la CEDEAO;
4) Collaborer avec des experts qualifiés pour assurer la mise en œuvre de
l'Accord sur les ADPIC en ce qui concerne les garanties de la santé
publique;
5) Mettre en place des programmes d’appui aux fabricants de produits
pharmaceutiques en vue du renforcement de leurs infrastructures et de leur
permettre de se conformer aux normes de l’OMS (BPF);
6) Etablir et actualiser la liste des compagnies de production de
médicaments et des instances de réglementation des médicaments dans la
région;
7) Collaborer avec d'autres programmes de l'OOAS, en particulier dans les
domaines des achats groupés,le développement des ressources humaines, les
échanges d’informations sanitaires, le financement de la santé,et la
médecine traditionnelle ; et
8) Planifier et organiser des ateliers, séminaires et formations au besoin.

Qualifications et Expériences
1. Un diplôme du premier cycle en Pharmacie
2. Un diplôme de troisième cycle en Sciences Pharmaceutiques, en Santé
Publique ou autres domaines pertinents
3. Au moins 7 années d'expérience dans la gestion d’un programme de
médicaments et de vaccins, avec une expérience dans le domaine de
l’élaboration de politiques, de réglementation et d’assurance qualité en
matière pharmaceutique
4. Une connaissance des accords commerciaux internationaux et régionaux
serait un atout ;
5. Une expérience pertinente auprès d’une une organisation régionale ou
internationale serait un atout.


Compétences linguistiques:
Avoir une parfaite connaissance parlée et écrite de l'une des langues
officielles de la Commission de la CEDEAO - Anglais, Français et
Portugais, et une connaissance pratique de l’une des deux autres.


Veuillez citer cet avis dans votre dossier de candidature.

Date de Clôture des candidatures: 30juin 2009

Les dossiers de candidature doivent être envoyés à l’adresse ci-dessous:
Directeur Général Organisation Ouest Africaine de la Santé
175 Avenue Dr. Ouezzin Coulibaly
01 BP 153 Bobo-Dioulasso 01
Burkina Faso
E-mail: waho.applicationcandidature @ yahoo.fr

Toutes les nominations sont soumises aux règles et dispositions régissant
la CEDEAO / OOAS.

Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.


AVIS DE VACANCE DE POSTE N° 42
http://www.wahooas.org/francais/emploi/vanc.php

dimanche 17 mai 2009

Les experts africains pour le développement des programmes de santé...

Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) - Dans le cadre de la 4ème session de la
Conférence des ministres de la Santé de l'Union africaine, les experts,
réunis à Addis-Abeba, en Ethiopie depuis lundi, ont recommandé aux Etats
membres de maintenir leurs engagements en faveur du développement des
politiques et programmes nationaux de santé.

En ce qui concerne l'accès aux soins pour une meilleure santé maternelle,
néonatale et infantile, dans leur rapport, les experts ont préconisé à la
Commission de l'UA de dessiner des stratégies innovantes pour réduire les
taux de mortalité.

Dans la même dynamique, ils ont recommandé une plus grande surveillance de
la médecine traditionnelle et des tabous qui ont une incidence négative sur
la sante maternelle, néonatale et infantile.

Eu égard à la production locale de produits pharmaceutiques, les experts
africains ont prôné la mise en place d'un cadre continental accompagné d'un
business plan financé par les Etats membres, en s'appuyant sur les
structures existant, afin de dynamiser cette industrie.


Une feuille de route et des stratégies d'harmonisation viendront appuyer ce
cadre continental. Pour les projets de e-sante et de télémédecine, il
reviendra à la CUA de coordonner et d'harmoniser l'ensemble des initiatives.

Pour l'éradication de la poliomyélite, les experts de la sante ont appelé à
une plus large couverture des campagnes d'immunisation et de
sensibilisation. Ils ont également appelé les partenaires au développement à
maintenir leur soutien logistique et financier.

A propos de VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme, les experts ont
recommandé à la CUA de poursuivre son plaidoyer afin d'accroitre les
ressources financières pour servir l'accès aux soins des personnes
infectées.

Ce plaidoyer devrait aussi s'étendre aux Etats membres afin qu'ils adoptent
une protection sociale afin de venir en aide aux couches vulnérables et pour
réduire l'impact économique du VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme.

Par ailleurs, les experts ont recommandé un examen approfondi des efforts
déployés mais qui ne rendent qu'un résultat mitigé. A propos du financement
du secteur de la Santé, les experts ont requis une meilleure gouvernance et
un renforcement des capacités pour des résultats plus visibles.


L'ensemble des recommandations des experts africains de la Santé sera soumis
aux ministres de la Santé de l'UA, qui se réuniront en conférence pour une
4ème session du 07 au 08 mai 2009 au siège de l'UA à Addis-Abeba, Ethiopie.

On rappelle que la réunion des experts, qui a débuté lundi, a pris fin ce
mercredi.

Addis-Abeba - 06/05/2009

samedi 16 mai 2009

Journée mondiale sans tabac 2009

Thème: LES MISES EN GARDE CONTRE LES DANGERS DU TABAC POUR LA SANTE


12 janvier 2009 -- L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a choisi "Les mises en garde contre les dangers du tabac pour la santé" comme thème de la prochaine Journée mondiale sans tabac, qui sera célébrée le 31 mai 2009.

Les mises en garde sanitaires qui figurent sur les paquets de cigarettes comptent parmi les armes les plus efficaces dans la lutte contre l'épidémie mondiale de tabagisme.

L'OMS favorise particulièrement les mises en garde sanitaires comportant à la fois images et texte car c'est le meilleur moyen d'inciter les gens à cesser de fumer. Ces mises en garde illustrées existent dans plus d'une douzaine de pays.

A l'occasion de la Journée mondiale sans tabac 2009 et tout au long de l'année, l'OMS va encourager les gouvernements à adopter des mises en garde sanitaires qui satisfont à tous les critères d'efficacité maximale, notamment le fait de recouvrir plus de la moitié du paquet, de figurer à la fois sur la face avant et sur la face arrière du paquet et de comporter des images.

Les pays Parties à la Convention-cadre pour la lutte antitabac - qui sont plus de 160 - sont tenus de faire figurer sur tous les paquets et toutes les formes de conditionnement extérieur "des mises en garde sanitaires [de préférence illustrées] décrivant les effets nocifs de la consommation de tabac". L'OMS s'emploie par le biais de son Initiative pour un monde sans tabac à aider les Parties à s'acquitter de leur obligation en leur prêtant une assistance technique et autre.

Comme l'a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l'OMS, " nous avons la solution à notre portée face à l'épidémie mondiale de tabagisme qui va menacer la vie d'un milliard d'hommes, de femmes et d'enfants au cours de ce siècle."

Les mises en garde contre les dangers du tabac pour la santé sont un aspect important de la solution dont parle le Dr Chan.

Vous trouverez sous peu sur ce site Web un complément d'information sur les raisons qui ont poussé l'OMS à choisir "Les mises en garde contre les dangers du tabac pour la santé" comme thème de la Journée sans tabac 2009 et sur le rôle que peuvent jouer ces mises en garde - illustrées notamment - pour combattre le tabagisme.




http://www.who.int/tobacco/communications/events/wntd/2009/fr/index.html

jeudi 14 mai 2009

JEFFERSON AWARD WINNER : Carol McGruder



VISITEZ CE LIEN : http://cbs5.com/video/?id=49789@kpix.dayport.com

BONNE CONTINUATION CAROL

jeudi 30 avril 2009

La grippe porcine, ce qu'il faut savoir, selon l'OMS

Il est conseillé de se laver les mains avec du savon et de l'eau,
notamment après avoir toussé ou éternué, comme mesure de précaution contre
la grippe porcine.

28 avril 2009 - Face à la multiplication des cas de grippe porcine
enregistrés chez l'homme dans plusieurs pays, dont le Mexique, les
Etats-Unis et le Canada, l'Organisation mondiale de la santé (OMS
http://www.who.int/fr/) explique ce qu'il faut savoir sur cette maladie
et sur ses répercussions sur la santé humaine.

Qu'est-ce que la grippe porcine?

La grippe porcine est une maladie respiratoire aiguë du porc hautement
contagieuse, provoquée par l'un des quelques virus grippaux porcins de
type A, dont la morbidité a tendance à être élevée et la mortalité faible
(1-4%). Le virus se propage chez les porcs par des aérosols, par contact
direct et indirect, ainsi que par des animaux porteurs asymptomatiques. On
enregistre des flambées chez les porcs tout au long de l'année, avec une
incidence accrue à l'automne et en hiver dans les zones tempérées. De
nombreux pays vaccinent systématiquement les populations de porcs contre
la grippe porcine.

Les virus grippaux porcins appartiennent le plus souvent au sous type
H1N1, mais d'autres sous-types circulent également (par exemple, H1N2,
H3N1, H3N2). Les porcs peuvent être infectés par des virus grippaux
aviaires et des virus de la grippe saisonnière humaine, aussi bien que par
des virus grippaux porcins. On pense qu'à l'origine le virus porcin H3N2 a
été introduit chez le porc par l'homme. Il arrive que les porcs soient
infectés par plusieurs types de virus en même temps, ce qui peut permettre
aux gènes de ces virus de se mélanger, et d'engendrer un virus grippal
contenant des gènes provenant de diverses sources appelé « virus réassorti
». Bien que les virus grippaux porcins soient normalement spécifiques
d'espèce et n'infectent que les porcs, ils franchissent parfois la
barrière d'espèce pour provoquer la maladie chez l'homme.

Quelles en sont les répercussions sur la santé humaine?

Des flambées des infections sporadiques de grippe porcine chez l'homme ont
été parfois rapportées. Les symptômes cliniques généraux sont les mêmes
que pour la grippe saisonnière, mais le tableau clinique rapporté est très
variable, allant d'une infection asymptomatique jusqu'à une pneumonie
grave entraînant le décès.

Comme le tableau clinique classique de l'infection par le virus de la
grippe porcine chez l'homme ressemble à ceux de la grippe saisonnière et
d'autres infections des voies respiratoires supérieures, la plupart des
cas ont été dépistés par hasard à l'occasion de la surveillance de la
grippe saisonnière. Des cas bénins ou asymptomatiques peuvent être passés
inaperçus et c'est pourquoi on ignore quelle est l'étendue réelle de la
maladie chez l'homme.

Où se sont produits les cas enregistrés chez l'homme?
Depuis la mise en application du RSI (2005) en 2007, l'OMS a reçu des
notifications de cas de grippe porcine en provenance des États-Unis
d'Amérique et d'Espagne.

Comment les gens contractent-ils l'infection?

En général, les gens contractent la grippe porcine à partir de porcs
infectés, mais certains cas répertoriés chez l'homme ne montrent aucune
notion de contact avec des porcs ou des environnements où des porcs
auraient séjourné. Il y a eu transmission interhumaine dans quelques cas
mais elle a été limitée aux contacts proches ou à des groupes fermés.

Peut-on manger de la viande de porc et des produits dérivés du porc en
toute sécurité?

Oui. Il n'a pas été démontré que la grippe porcine puisse être
transmissible à l'homme par l'ingestion de viande de porc ou d'autres
produits dérivés du porc correctement manipulés et préparés. Le virus
grippal porcin est tué par des températures de cuisson de 160°F/70°C, ce
qui correspond aux instructions généralement données pour la préparation
du porc et d'autres viandes.

Quels pays ont été touchés par des flambées chez le porc?

La grippe porcine n'est pas une maladie à déclaration obligatoire aux
autorités de santé vétérinaire internationales (OIE), on ne connaît donc
pas très bien sa répartition internationale. Elle est considérée comme
endémique aux États-Unis d'Amérique. On sait également que des flambées se
sont produites chez les porcs en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en
Europe (notamment au Royaume-Uni, en Suède et en Italie), en Afrique
(Kenya) et dans certaines parties d'Asie, notamment en Chine et au Japon.

Qu'en est-il du risque de pandémie?

Il est probable que la plupart des gens, en particulier ceux qui ne sont
pas régulièrement en contact avec des porcs, ne possèdent pas l'immunité
contre les virus grippaux porcins qui permettrait de prévenir l'infection.
Si un virus porcin parvient à établir une transmission interhumaine
efficace, il peut provoquer une pandémie de grippe. Il est difficile de
prédire les effets d'une pandémie provoquée par un tel virus: ils
dépendent de la virulence du virus, de l'existence d'une immunité chez les
gens, de la protection croisée conférée par les anticorps fabriqués à
l'occasion d'une grippe saisonnière, ainsi que de facteurs liés à l'hôte.

Existe-t-il un vaccin pour protéger l'homme contre la grippe porcine?

Il n'existe aucun vaccin renfermant le virus grippal porcin actuel à
l'origine de la maladie chez l'homme. On ignore si les vaccins contre la
grippe saisonnière peuvent conférer une protection. Les virus grippaux
évoluent très rapidement. Il est important de mettre au point un vaccin
contre la souche virale qui circule actuellement, de façon qu'il confère
une protection maximum aux sujets vaccinés. C'est pourquoi l'OMS doit
avoir accès au plus grand nombre de virus possible pour pouvoir
sélectionner le virus vaccin candidat approprié.

De quels médicaments dispose-t-on pour le traitement?

Des antiviraux contre la grippe saisonnière sont disponibles dans certains
pays et ils permettent de prévenir et de traiter efficacement cette
maladie. Il existe deux classes d'antiviraux : 1) les adamantanes
(amantadine et rémantadine) et 2) les inhibiteurs de la neuraminidase des
virus grippaux (oseltamivir et zanamivir).

La plupart des cas de grippe porcine précédemment notifiés ont montré un
rétablissement complet sans assistance médicale ni antiviraux.

Certains virus grippaux développent une résistance aux antiviraux,
limitant l'efficacité de la chimioprophylaxie et du traitement. Les virus
obtenus à partir des cas de grippe porcine récemment dépistés chez l'homme
aux États-Unis d'Amérique étaient sensibles à l'oseltamivir et au
zanamivir mais résistants à l'amantadine et à la rémantadine.

On ne dispose pas de suffisamment d'informations pour pouvoir faire des
recommandations sur l'utilisation des antiviraux dans la prévention et le
traitement de l'infection par le virus grippal porcin. Les cliniciens
doivent prendre des décisions basées sur l'évaluation clinique et
épidémiologique des cas, ainsi que sur les avantages et inconvénients2 de
la prophylaxie/du traitement pour les malades. Concernant la flambée en
cours d'infection par le virus grippal porcin sévissant aux États-Unis et au Mexique, les autorités nationales et locales recommandent d'utiliser de
l'oseltamivir ou du zanamivir pour le traitement et la prévention de la
maladie en se basant sur le profil de sensibilité du virus.

Que dois-je faire si je suis régulièrement en contact avec des porcs?

Même si rien n'indique clairement que les cas d'infection par le virus
grippal porcin actuellement rencontrés chez l'homme soient liés à des
infections récentes ou en cours de type grippal chez le porc, il serait
souhaitable de réduire au minimum les contacts avec des porcs malades et
de signaler ces derniers aux autorités de santé vétérinaire compétentes.

La plupart des gens contractent l'infection à la suite d'un contact
prolongé et étroit avec des porcs infectés. Il est essentiel d'appliquer
les mesures d'hygiène rigoureuses lors de tous les contacts avec les
animaux et c'est particulièrement le cas au moment de l'abattage et des
opérations qui suivent ce dernier afin de prévenir une exposition aux
agents infectieux. Les animaux malades ou les animaux qui meurent suite à
une maladie ne doivent pas être envoyés à l'abattage. Suivre les conseils
plus précis énoncés par les autorités nationales compétentes.

Il n'a pas été établi que la grippe porcine soit transmissible à l'homme
suite à l'ingestion de viande de porc ou d'autres produits dérivés du porc
correctement traités et préparés. Le virus de la grippe porcine est tué
par des températures de cuisson de 160°F/70°C, qui correspondent aux
instructions généralement données pour la préparation de la viande de porc
et des autres viandes.

Comment puis-je me protéger contre les gens infectés par la grippe porcine?

Par le passé, les cas d'infection humaine par le virus de la grippe
porcine étaient généralement bénins, mais on sait que ce virus a provoqué
des pathologies graves telles que des pneumonies. Concernant les flambées
qui sévissent actuellement aux Etats-Unis d'Amérique et au Mexique, les
tableaux cliniques sont cependant différents. Aucun des cas confirmés aux
Etats-Unis d'Amérique n'a présenté de forme grave de la maladie et les
malades se sont rétablis sans nécessiter de soins médicaux. Au Mexique, il
apparaît, selon les informations disponibles, que certains malades ont
présenté la forme grave de la maladie.

Jean-Pierre Bugada
Responsable de la communication pour la France et Monaco
Centre régional d'information de l'ONU (UNRIC), Bruxelles

samedi 25 avril 2009

OMS/AFRO «Sauver des vies: des hôpitaux sûrs dans les situations d’urgence»

Communiqué OMS/AFRO

MESSAGE DU DIRECTEUR RÉGIONAL DR LUIS GOMES SAMBO À L’OCCASION DE LA JOURNÉE
MONDIALE DE LA SANTÉ

7 AVRIL 2009

http://www.afro.who.int/regionaldirector/french/speeches/rd20090407.html


Le thème de la Journée mondiale de la Santé, cette année, est le suivant:
«Sauver des vies: des hôpitaux sûrs dans les situations d’urgence». Ce thème
souligne l’importance de protéger les établissements de santé afin qu’ils
continuent de fonctionner dans les situations d’urgence et les crises
humanitaires.

Les pays de la Région africaine de l’OMS sont de plus en plus fréquemment
confrontés à des crises et à des catastrophes naturelles qui entraînent la
destruction physique des établissements de santé et la perturbation du
fonctionnement de leurs services. Entre 1992 et 2004, deux tiers des crises
humanitaires majeures qui ont sévi à l’échelle mondiale sont survenues en
Afrique. Pour la seule année 2008, plus de 90 % des États Membres de la
Région ont été confrontés à des situations d’urgence, et notamment à des
catastrophes naturelles telles que les inondations, les sécheresses, les
flambées de maladies et les conflits de divers degrés.

Ces dernières années, les situations d’urgence ont eu un énorme impact sur
les établissements de santé et leur fonctionnement dans la Région africaine.
À titre d’exemple, 30 % des établissements de santé ont été détruits dans un
pays lors d’une guerre civile.

Bon nombre d’établissements de santé existants n’ont pas été construits en
tenant compte de considérations de sécurité et de résistance. Ils présentent
des risques pour leurs occupants et peuvent s’écrouler en cas de
catastrophe. La structure et le degré de préparation des établissements de
santé aux situations d’urgence ne font pas l’objet d’une évaluation ou sont
évalués sur une base ponctuelle et d’une manière inadéquate.

Je voudrais saisir l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la
Santé pour appeler tous les pays à prendre les mesures nécessaires pour
rendre les établissements de santé plus sûrs pendant les situations
d’urgence. Il s’agit notamment de la construction d’établissements de santé
répondant aux normes de résistance et bâtis sur des sites sûrs. La
conception doit permettre d’assurer la continuité de l’approvisionnement en
eau, de l’alimentation en électricité, de la fourniture en médicaments,
réactifs et équipements, ainsi que les services de gestion des déchets, de
logistique, de transport et de communication.

Les pays doivent élaborer des lois et mettre en place des programmes pour
des «hôpitaux sûrs», en tant que volet important des efforts concourant à la
protection des établissements de santé et à la fourniture des soins de santé
pendant les situations d’urgence.

La révision des politiques de construction des établissements de santé et la
planification physique des villes, cités et villages constituent un exercice
qui transcende les limites du secteur de la santé. Dans la planification et
la construction des établissements de santé dans les zones urbaines et
rurales, les ministères de la santé doivent faire appel, non seulement aux
architectes, mais aussi aux urbanistes et aux spécialistes des questions
environnementales, afin de s’assurer que les établissements de santé sont
construits aux bons endroits et sous des formes matérielles qui leur
permettent de résister devant les situations d’urgence.

Les établissements de santé doivent élaborer des plans de préparation et de
riposte aux situations d’urgence, et conduire sur une base annuelle des
exercices de simulation de dégâts massifs pour tester le plan et l’affiner.

Une formation doit être dispensée au personnel pour lui permettre de gérer
les dégâts massifs, de mettre en œuvre des mesures de prévention de
l’infection dans les établissements de santé, et de faire face avec
efficience aux demandes supplémentaires résultant des situations d’urgence.

Les établissements de santé ne doivent pas être la cible d’opérations
militaires ou être utilisées pour de telles opérations pendant les conflits.
En cas de conflits militaires les factions belligérantes doivent garantir la
sécurité et le fonctionnement des établissements de santé, y compris la
sécurité des agents de santé. Les établissements de santé devraient être des
havres sûrs pour la population dans une situation d’urgence. Les
établissements de santé et leurs personnels doivent être considérés par
toutes les parties, belligérantes comme étant neutres et ne doivent être
victimes d’aucun acte de violence.

L’OMS consacre l’édition de 2009 de la Journée mondiale de la Santé au
lancement d’un processus devant aller au-delà de cette journée. À cet égard,
l’OMS œuvrera de concert avec les partenaires internationaux et nationaux,
à la fourniture d’un appui aux pays, pour leur permettre de préparer les
établissements de santé et les soignants aux situations d’urgence. La
campagne qui commence aujourd’hui aidera les États Membres à accroître la
capacité de leurs systèmes de santé, pour que les unités de soins et leurs
personnels puissent faire face aux situations d’urgence.

Protégeons nos établissements de santé pour qu’ils continuent de fonctionner
pendant les situations d’urgence, sauvant ainsi des vies humaines.


Document OMS
«Sauver des vies: des hôpitaux sûrs dans les situations d’urgence», 2009, 29 pages
http://www.afro.who.int/whd2009/whd_2009_brochure_fr.pdf

AFRIQUE EN SANTÉ